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Dans la littérature nous pouvons observer que des études ont été réalisées concernant l’utilisation du cannabidiol dans la lutte de différentes addictions dont celle du tabagisme lié entre autre à l’addiction nicotinique.

Nous savons que la nicotine active la diffusion de la dopamine dans notre cerveau et contribue à notre addiction à cette molécule. Seulement il existe d’autres liens d’activation de l’addiction comme le système noradrénergique qui a pour rôle de rendre l’environnement plus attirant et le système sérotoninergique qui a pour rôle de moduler une réponse, de moduler une impulsion.  La relation entre ces deux systèmes : ce sont eux qui agissent au niveau du cerveau et qui vont déterminer la libération de la dopamine. Le problème c’est que lorsque la nicotine active ces deux systèmes en même temps, il va y avoir confusion entre la réponse qui ne sera plus appropriée à une impulsion comme une attirance vers un besoin physiologique en nicotine pour l’exemple.

La pensée collective est partie de base avec le principe suivant « on ne mélange pas la nicotine avec le CBD, grossièrement les deux principes s’annulent l’un l’autre ». En fait ce principe est vrai si l’on souhaite connaitre des ressentis « physique » en utilisant du CBD avec des concentrations importantes, la nicotine limitera les ressentis, mais ce principe n’est pas valable dans la conduite d’un sevrage nicotinique car les récepteurs ne sont pas les mêmes et au final l’action de l’un et de l’autre se complète.

Ici le parallèle avec le CBD c’est qu’il agit directement avec la sérotonine et pourrait ainsi réapporter une réponse appropriée lors d’une impulsion, d’une sollicitation du corps à la nicotine et apporter les réponses physiologiques quant à un apaisement et la baisse du stress lié au manque.

Autre point très important c’est le rôle du CBD dans le processus de « reconsolidation de la mémoire ». C’est la réactivation du cerveau lors de la vision d’une image ou autre rappelant le bien être lorsque l’on fumait une cigarette par exemple même après X temps passé sans fumer. Des études très sérieuses ont permis de montrer que l’usage du CBD sous sa forme la plus pure, donc en isolat, sous forme d’inhalation pour une meilleure biodisponibilité de la molécule, cela permettait d’agir sur ce processus de reconsolidation de la mémoire en cassant le pont entre les souvenirs (bons ou mauvais) et la vision d’une image ou tout autre rappel sous toute autre forme. Très important encore, le fait qu’une seule prise de CBD permettrait d’agir sur ce principe sur du long terme et même si entre temps la substance (pour nous la nicotine) était réintroduite dans l’organisme.

Il existe donc bien une corrélation entre la molécule de CBD et celle de la nicotine, aucune contre-indication n’est de mise concernant l’utilisation des deux simultanément, ni d’un point de vue chimique, ni d’un point de vue physiologique dans le cas d’une utilisation du CBD vers une conduite d’un sevrage tabagique.

Le but étant de switcher les deux molécules au bénéficie de la non addictive avec une accoutumance du corps petit à petit. Le manque lié à la baisse de la nicotine serait alors compensé par les effets du CBD.